La rose orléanaise

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Le développement durable

     Dans le cadre de l'Agenda 21 d'Orléans, le service des Espaces verts de la ville, et donc le Jardin des Plantes, s'illustrent par diverses mesures de respect de l'environnement. L'Agenda 21 (21 pour XXIe siècle) est un programme de développement durable local qui vise à mettre en place les principes définis par le Sommet de la Terre de Rio en 1992. L'Agenda 21 d'Orléans comprend 234 propositions, dont la lutte contre la dégradation de l'eau, la pollution et l'appauvrissement de la biodiversité.

Arrosage et développement durable     Pour un développement durable, la consommation d'eau pour l'arrosage est rationalisée avec distribution en fonction des espèces, des besoins des plantes et des conditions météorologiques. Dans les massifs de Deutzias, chaque carré dispose de sa propre source d'arrosage pour ne pas arroser inutilement entre les massifs. Le Jardin de roses est irrigué par immersion à partir d'un bassin et d'un système d'écluses et canaux selon le principe des jardins andalous, et au maximum 2 fois par mois en été. Que les visiteurs se rassurent : les chemins dallés sont surélevés par rapport au reste du Jardin de roses !
Alimentation en eau grâce à une éolienneDepuis février 2009, un puits et une pompe actionnée par éolienne assurent l'alimentation en eau du bassin de stockage du Jardin de roses, ainsi que l'irrigation du Potager tropical et du Jardin d'eau. Ce système est une première à Orléans et devrait permettre d'économiser 1000 m3 d'eau de ville par an.

     Autre mesure de l'Agenda 21 d'Orléans, un Guide du désherbage a été distribué aux jardiniers des Espaces verts. Les herbicides chimiques ne sont désormais plus utilisés, à part dans les allées. Les végétaux couvre-sols, comme les pâquerettes du Jardin de Roses, empêchent la prolifération des mauvaises herbes et retiennent en même temps l'humidité au niveau du sol. Autre solution dans le Jardin sec : des plaques de schiste rouge couvrent le sol entre les végétaux d'intérêt.

Larve de coccinelle pour la lutte biologique intégrée     Autre mesure pour un développement durable, les engrais organiques remplacent les engrais chimiques et la lutte biologique intégrée se substitue aux insecticides. Le principe de la lutte biologique intégrée est d'éliminer les organismes nuisibles pour les plantes en introduisant leurs prédateurs biologiques (appelés auxiliaires) plutôt que des pesticides. La lutte biologique intégrée comprend notamment l'utilisation des lézards contre les limaces, ou des larves de coccinelles contre les pucerons qui attaquent les rosiers. En effet, une coccinelle pond 500 oeufs par an et chaque larve mange 160 pucerons par jour ! Afin de maintenir ces auxiliaires de la lutte biologique intégrée dans le Jardin, l'écran antibruit du Jardin de roses est clair pour attirer les lézards, du fenouil attire les coccinelles près des roses du jardin régulier et des abris permettent aux auxiliaires de la lutte biologique intégrée de s'abriter pendant l'hiver.

Ruches et développement durable     Des plantes ont été choisies pour attirer les insectes pollinisateurs. Il s'agit par exemple des apténias du jardin méditerranéen qui attirent les abeilles. Depuis avril 2008, le développement durable a amené l'installation de six ruches en partenariat avec des apiculteurs locaux. Des ruches ont également été installées au Parc Floral et à l'Hôtel Groslot. Fin septembre 2008, 800 pots de miel issu de ces ruches avaient déjà été produits ! Et maintenant, tous les ans, la récolte varie entre 160 et 200 kilos de miel.
Ces ruches sensibilisent les citadins aux menaces que font peser les engrais et les pesticides sur les abeilles et sur la biodiversité de manière générale. Le jeune public est particulièrement ciblé avec un accueil régulier des classes et des centres de loisirs. "Quand on sait qu'une bouchée sur 3 de notre alimentation vient de la pollinisation et qu'il faut au minimum une ruche au kilomètre carré pour qu'elle se fasse correctement, il est nécessaire de valoriser le rôle des abeilles pour notre environnement", dixit Michel Tremeau, président du CETA du Centre. De plus, comme l'abeille est un bon indicateur de la pollution, autre point phare du développement durable, le miel sera également analysé une fois par an par le CNRS afin de déterminer la traçabilité du pollen et la présence de pesticides.